Guide · Windows Server

Fin du support de Windows Server 2016 : que faire avant le 12 janvier 2027 ?

Réponse rapide

Le support étendu de Windows Server 2016 se termine le 12 janvier 2027 : le serveur continue de fonctionner, mais ne reçoit plus de correctifs de sécurité gratuits. Trois voies : migrer vers Windows Server 2025 (support jusqu’au 14 novembre 2034) ou 2022 (jusqu’au 14 octobre 2031), souscrire les mises à jour de sécurité étendues (ESU), payantes et réservées aux clients sous Software Assurance, ou déplacer une partie des services dans le cloud.

  • Date : 12 janvier 2027, dernier correctif de sécurité gratuit pour Windows Server 2016.
  • Ce qui ne change pas : le serveur démarre et sert ses utilisateurs comme avant. Le risque grandit avec chaque faille découverte après cette date.
  • Licences à prévoir : la nouvelle version se licencie par cœur (16 au minimum par serveur) et demande des CAL de la même version ou plus récentes. Une CAL 2016 ne donne pas accès à un serveur 2025.
  • ESU : jusqu’à trois ans de correctifs de sécurité via Azure Arc, facturés à partir du 13 janvier 2027, réservés aux éditions Standard et Datacenter sous Software Assurance (ou sous licence SPLA ou abonnement).

Ce qui change le 12 janvier 2027

Windows Server 2016 suit la politique de cycle de vie fixe de Microsoft : cinq ans de support standard, puis cinq ans de support étendu. Le support standard s’est terminé le 11 janvier 2022 ; le support étendu, qui apportait encore les correctifs de sécurité, s’arrête le 12 janvier 2027.

VersionFin du support standardFin du support étenduSituation au 6 novembre 2026
Windows Server 201611 janvier 202212 janvier 2027Dernières semaines de correctifs
Windows Server 20199 janvier 20249 janvier 2029Support étendu
Windows Server 202213 octobre 202614 octobre 2031Support étendu depuis le 13 octobre 2026
Windows Server 202513 novembre 202914 novembre 2034Support standard

Après le 12 janvier 2027 : plus de correctifs de sécurité gratuits, plus d’assistance technique de Microsoft, et des éditeurs de logiciels qui peuvent cesser de garantir leurs produits sur ce système.

Ce que vous risquez si vous ne faites rien

  • Des failles qui restent ouvertes. Le risque est le plus fort pour un serveur exposé à Internet : Bureau à distance publié, messagerie, VPN, site web.
  • Des logiciels métier qui ne suivent plus : comptabilité, gestion commerciale ou sauvegarde peuvent exiger une version de Windows Server encore prise en charge.
  • Une obligation de sécurité des données : le RGPD demande des mesures de sécurité adaptées au risque. Un serveur sans correctifs qui héberge des données personnelles devient difficile à justifier.
  • Des exigences d’assurance ou de clients : certains contrats d’assurance cyber ou cahiers des charges demandent des systèmes à jour. Vérifiez les vôtres.

Vos options

OptionPour quiCe qu’il faut savoir
Migrer vers Windows Server 2025Nouveau serveur ou réinstallation, logiciels compatiblesVersion la plus récente, support jusqu’au 14 novembre 2034. Licences par cœur + CAL 2025.
Migrer vers Windows Server 2022Logiciel métier validé sur 2022 mais pas encore sur 2025Support jusqu’au 14 octobre 2031. Une licence 2025 permet aussi d’installer 2022 (droit de rétrogradation).
Souscrire les ESU via Azure ArcMigration impossible avant janvier 2027Correctifs de sécurité critiques et importants, au plus trois ans. Software Assurance exigée, facturation mensuelle par cœur.
Passer une partie des services dans le cloudFichiers et messagerie simples, petite équipeMicrosoft 365 ou Azure peuvent remplacer certains rôles ; le reste du serveur doit quand même être traité.
Ne rien faire—Déconseillé : le serveur fonctionne mais n’est plus protégé.

2022 ou 2025 : laquelle choisir pour remplacer 2016 ?

Pour un nouveau serveur, Windows Server 2025 offre trois ans de support de plus que 2022 et se licencie de la même façon. Gardez 2022 seulement si un logiciel métier n’est pas encore validé sur 2025 : demandez à son éditeur la liste des versions prises en charge. Le comparatif détaillé est dans Windows Server 2022 ou 2025.

Les licences à prévoir pour migrer

  • La licence du serveur : on licencie tous les cœurs physiques, avec au moins 8 licences de cœur par processeur et 16 par serveur, vendues par packs de 2 ou de 16.
  • Standard ou Datacenter : Standard autorise le serveur physique et 2 machines virtuelles ; Datacenter, des machines virtuelles en nombre illimité. Au-delà de 2 machines virtuelles en Standard, il faut licencier à nouveau tous les cœurs.
  • Les CAL : une par utilisateur ou par appareil qui accède au serveur, de la version du serveur ou plus récente. Vos CAL 2016 ne couvrent pas un serveur 2022 ou 2025.
  • Les CAL RDS : si vos salariés travaillent en Bureau à distance, une CAL RDS de la nouvelle version s’ajoute à la CAL Windows Server. Voir CAL RDS par utilisateur ou par appareil.
  • Windows Server Essentials : pour au plus 25 utilisateurs et 50 appareils, sur un serveur à un seul processeur de 10 cœurs au plus, sans CAL. Il est vendu uniquement avec un serveur neuf (canal constructeur) et n’inclut pas le Bureau à distance pour les utilisateurs.

Pour obtenir les chiffres de votre cas : le calculateur de licences Windows Server. Le détail des règles est dans Windows Server : licences par cœur et CAL.

La migration en six étapes

  1. Inventorier : rôles installés (contrôleur de domaine Active Directory, serveur de fichiers, impression, Bureau à distance, DHCP, DNS), applications, machines virtuelles, partages, tâches planifiées, sauvegardes, et nombre d’utilisateurs et d’appareils qui se connectent.
  2. Vérifier la compatibilité de chaque logiciel métier avec la version cible, auprès de son éditeur, et noter les versions de base de données (SQL Server) utilisées.
  3. Choisir le matériel ou la virtualisation : nouveau serveur physique, machine virtuelle sur un hôte existant ou hébergement. Le nombre de cœurs physiques détermine le coût des licences.
  4. Prévoir les licences : cœurs, édition, CAL et CAL RDS de la version cible, avec le calculateur.
  5. Migrer en parallèle : installer le nouveau serveur à côté de l’ancien, ajouter un contrôleur de domaine et transférer les rôles, déplacer les fichiers (Microsoft propose le service Storage Migration Service dans Windows Admin Center), puis les imprimantes et les applications. Tester chaque étape avant de passer à la suivante.
  6. Basculer et retirer l’ancien serveur : vérifier la sauvegarde du nouveau serveur, rétrograder l’ancien contrôleur de domaine, le retirer du réseau, puis effacer ses disques avant de le recycler ou de le revendre.

Les mises à jour de sécurité étendues (ESU) : conditions exactes

PointCe que dit Microsoft
DisponibilitéAnnoncées le 25 février 2026, disponibles via Azure Arc depuis le 6 août 2026
ContenuCorrectifs de sécurité critiques et importants ; ni nouveautés ni correctifs hors sécurité
DuréeJusqu’à trois ans après la fin du support, soit jusqu’en janvier 2030
ÉditionsStandard et Datacenter
Condition de licenceSoftware Assurance active dans un programme de licences en volume, sauf licences SPLA ou abonnement Windows Server
FonctionnementServeur relié à Azure Arc (agent 1.62 ou plus récent), facturation mensuelle par cœur à partir du 13 janvier 2027, résiliable

Les ESU donnent du temps, pas une solution durable : elles se paient chaque mois et s’arrêtent en 2030. Si votre serveur n’a pas de Software Assurance, cette option n’est pas ouverte : il faut migrer.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Réutiliser les CAL 2016 sur un serveur 2022 ou 2025 : une CAL donne accès à sa version et aux versions antérieures, jamais aux suivantes.
  • Acheter 8 licences de cœur pour un petit serveur à 8 cœurs : le minimum est de 16 par serveur.
  • Faire tourner 3 ou 4 machines virtuelles avec une seule licence Standard.
  • Oublier les CAL RDS du Bureau à distance, ou garder des CAL RDS 2016 pour un hôte 2025.
  • Laisser l’ancien contrôleur de domaine en service « au cas où », sans correctifs, sur le réseau.
  • Démarrer en décembre : une migration de serveur se prépare, surtout avec des logiciels métier à valider.

Ce que Licenciel peut faire

Nous fournissons les licences Windows Server et les CAL avec facture, et un technicien vérifie avec vous les quantités avant l’achat. Pour un projet complet (serveur, CAL, Bureau à distance, postes), demandez un devis : nous répondons sous 24 heures ouvrées.

Questions fréquentes

Windows Server 2016 s’arrête-t-il de fonctionner le 12 janvier 2027 ?
Non. Il continue de démarrer et de servir ses utilisateurs, mais ne reçoit plus de correctifs de sécurité gratuits après cette date.
Peut-on encore recevoir des mises à jour de sécurité après 2027 ?
Oui, avec les mises à jour de sécurité étendues (ESU) via Azure Arc : jusqu’à trois ans, pour les éditions Standard et Datacenter, à condition d’avoir la Software Assurance (ou des licences SPLA ou par abonnement). Elles sont facturées chaque mois par cœur à partir du 13 janvier 2027.
Vers quelle version migrer ?
Windows Server 2025 pour un nouveau serveur : il est pris en charge jusqu’au 14 novembre 2034. Windows Server 2022, pris en charge jusqu’au 14 octobre 2031, reste un bon choix si un logiciel métier n’est pas encore validé sur 2025.
Mes CAL 2016 fonctionnent-elles avec Windows Server 2025 ?
Non. Une CAL donne accès à la version du serveur pour laquelle elle a été achetée et aux versions antérieures, pas aux suivantes. Un serveur 2025 demande des CAL 2025.
Puis-je installer Windows Server 2022 avec une licence 2025 ?
Oui, les licences en volume et les licences constructeur (OEM) 2025 prévoient un droit de rétrogradation vers une version antérieure prise en charge. Microsoft ne fournit pas forcément le support d’installation ni la clé de l’ancienne version.
Windows Server Essentials peut-il remplacer mon serveur 2016 ?
Oui si vous avez au plus 25 utilisateurs et 50 appareils, un serveur à un seul processeur de 10 cœurs au plus, et pas besoin du Bureau à distance pour les utilisateurs. Essentials ne demande pas de CAL, mais il est vendu uniquement avec un serveur neuf.
Combien de licences de cœur pour un petit serveur ?
Au moins 16 licences de cœur par serveur, même pour un processeur de 4 ou 8 cœurs, et au moins 8 par processeur physique.
Que faire de l’ancien serveur après la migration ?
Rétrogradez proprement le contrôleur de domaine, retirez le serveur du réseau, puis effacez ses disques de façon sécurisée avant de le recycler ou de le revendre.

Pour aller plus loin

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Sources